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Economie & innovation

Le Capital immatériel des Alpes : un bon potentiel et des leviers clés pour le développement de la richesse du territoire

16 septembre 2015
L’idée de faire une étude sur la valeur du capital immatériel des Alpes a germé lors du ski débrief (rendez-vous de fin de saison pour les professionnels de la montagne) de la saison 2013-2014, il y a 18 mois. L’objectif de cette étude est de mettre en lumière les forces cachées et de voir comment activer tous les potentiels, matériels et immatériels, de la montagne, qui vont permettre de développer l’attractivité du territoire alpin.

Cette démarche permet d’aller bien au-delà des simples comptes et bilans financiers, pour s’attacher à des notions comme le capital humain et le capital environnemental, fondamentaux pour un développement économique équilibré et profitable à tous !

Il apparaît vite évident qu’au même titre que les éléments « comptables », les actifs non valorisés dans les bilans des entreprises, comme le capital humain ou le capital de marque, sont de véritables leviers de développement et de performance.

Conscient des richesses du territoire alpin, les grands acteurs de la montagne se sont engagés dans la conduite de cette étude aux côtés de la Caisse d’Epargne Rhône et de son programme « La Montagne. Nouvelle Définition. ».  Ainsi Savoie Mont Blanc, avec Perrine Pelen, la Fédération des professionnels du Sport, avec Pierre Gogin, la ville d’Annecy avec Jean-Luc Rigaut, et le groupe MND avec Xavier Gallot-Lavallée, ont participé à cette étude. 

Le capital immatériel d’un territoire

Le capital immatériel d’une entreprise, c’est toute sa richesse cachée, qui générera de la richesse dans le futur, mais qu’on ne retrouve pas dans les comptes. C’est par exemple le savoir-faire de ses collaborateurs, son image de marque, son capital clients.

Pour un territoire, c’est un peu le même principe, mais en incluant aussi certains actifs matériels ou non, rarement comptabilisés, comme le capital naturel (ou environnemental) :

la qualité des infrastructures, des institutions, le respect de l’environnement, l’attractivité du territoire… 

70% de la valeur totale est portée par des actifs immatériels

Le territoire des 3 départements alpins affichait une valeur totale de près de 1 700 milliards d’euros fin 2014, dont plus de 70 % portés par des actifs immatériels ! Le capital humain est le principal actifs (50 %), et représente 850 milliards d’euros ! On peut noter également l’importance du capital naturel, à plus de 360 milliards d’euros, celle du capital construit, à environ 160 milliards d’euros, et enfin celle du capital Marques, aux alentours de 120 milliards d’euros.

Autre constat important : l’économie alpine est plus immatérielle que l’économie française dans son ensemble, qui n’affiche que 67,2% d’immatériel vs. plus de 70% pour nos 3 départements.

La répartition de la valeur du territoire

Un zoom sur la répartition de la valeur du territoire au sein des départements permet quelques constats complémentaires :

- La Savoie et la Haute-Savoie bénéficient d’un capital naturel de bonne qualité, grâce à une bonne diversité de la faune et de la flore, et à une bonne qualité de l’air et de l’eau. Ces deux départements ont su développer un fort capital marques, avec de nombreux évènements, un tourisme important et une forte notoriété des entreprises.

- l’Isère dispose d’un capital humain et d’un capital savoir en pointe, qui bénéficie d’une diversité de formations, d’une quantité élevée de demandes de brevets, et de nombreux pôles de compétitivité et emplois en R&D. Ce département a des actifs d’offre globalement de moins bonne qualité que ceux de la Haute-Savoie, mais compense par une démographie élevée et jeune.

Rendez-vous à Val-d’Isère pour la suite de l’étude

Les premiers résultats montrent déjà des spécificités importantes, et laissent entrevoir un bon potentiel et des leviers clés pour le développement de la richesse du territoire.

La poursuite de l’étude autour des scénarii macroéconomiques va désormais permettre d’identifier plus finement les facteurs de développement de valeur. Les résultats de cette deuxième phase seront présentés à l’occasion du critérium de la première neige à Val-D’isère au mois de décembre.