Immobilier : reprise progressive, mais fragile

Après une année 2025 marquée par un retour des acheteurs, le marché immobilier français entre dans une nouvelle phase d'incertitude sur le premier semestre 2026. Entre remontée des taux d'intérêt, contexte géopolitique tendu et pouvoir d'achat sous pression, les projets immobiliers ralentissent. Ancien, neuf, crédit : que faut-il retenir ?

L’année 2025 avait redonné quelques couleurs au marché immobilier. Les ventes de logements avaient progressé d’environ 10 % par rapport à 2024, portées principalement par le retour des acquéreurs dans l’ancien. Les prix avaient également recommencé à progresser de façon modérée, autour de +1 %.

Mais dès la fin de l’année 2025, puis plus nettement au printemps 2026, le marché a montré des signes d’essoufflement. Les transactions dans l’ancien ont reculé de 8 % en mars par rapport à mars 2025 et les prévisions tablent désormais sur une baisse globale de 5 % des ventes en 2026.

Le marché de l’ancien reste le baromètre principal de l’immobilier français. Or il traverse aujourd’hui une phase d’attentisme.

Les ménages doivent composer avec plusieurs freins : une situation économique moins favorable, des inquiétudes liées à l’inflation et des conditions de financement moins attractives. Résultat : vendeurs et acheteurs prennent davantage leur temps avant de concrétiser leurs projets.

Côté prix, la situation reste étonnamment stable. Après trois années de baisse, les logements anciens ont légèrement progressé en 2025, mais les prévisions pour 2026 évoquent désormais un très léger recul à l’échelle nationale.

Après plusieurs années particulièrement difficiles, le marché du neuf montre quelques signaux encourageants : les autorisations de construire progressent de 16 % sur un an et les mises en chantier de 14 %. Une amélioration bienvenue qui témoigne d’une reprise progressive de l’activité des constructeurs.

Pour autant, le secteur reste très loin de ses niveaux historiques. Les ventes demeurent faibles et les prix élevés continuent de freiner de nombreux ménages. Le neuf est donc davantage en convalescence qu’en véritable phase de relance.

Pourquoi les taux remontent-ils ?

C'est l'une des principales explications du ralentissement actuel. Depuis plusieurs années, les conflits internationaux et les tensions sur les matières premières entretiennent des risques inflationnistes. Pour lutter contre cette inflation, la Banque Centrale Européenne relève ses taux directeurs, ce qui entraine mécaniquement l’augmentation progressive des taux immobiliers.

Sur les territoires de la Caisse d’Epargne Rhône Alpes, les fondamentaux demeurent solides. Rhône, Haute-Savoie, Savoie, Isère ou Ain continuent d’attirer habitants, étudiants, salariés et entreprises.

Si le ralentissement national est également perceptible localement, la tension sur le logement reste forte dans de nombreux bassins de vie, notamment autour des métropoles (Lyon, Annecy, Chambéry ou Grenoble) ou dans le bassin genevois. Dans ces territoires, les prix résistent mieux qu’ailleurs grâce à une demande structurellement importante.

Pour les clients de la Caisse d’Epargne Rhône Alpes, le volume d’acquisitions immobilières reste dynamique : après plus de 10 000 projets immobiliers accompagnés en 2025 (+14% par rapport à 2024), le début d’année 2026 est également bien orienté.

Sources : BPCE L’Observatoire Les Rendez-vous de l’Immobilier Juin 2026 ; Données Caisse d’Epargne Rhône Alpes

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